Bio

C’est le 11 avril 1955 que j’ai entendu mon premier « oufti» à la maternité de Saint-Joseph, dans le quartier Sainte-Marguerite. J’ai d’ailleurs grandi tout à côté, dans le quartier Saint-Laurent en compagnie de mon petit frère et de ma petite sœur. Ce n’est qu’en 1991 que j’ai déménagé à Rocourt, quartier aujourd’hui  en pleine évolution, à proximité du lieu de travail de mon épouse infirmière.

Un père négociant en vins et une mère au foyer ne poussant pas systématiquement  à  un  exil  lointain, j’ai usé mes stylos au Collège Saint-Servais et délavé mes uniformes à l’Unité « 8ème Perron » des scouts de Saint-Martin. Après le vert, le bleu et le rouge des uniformes vint le temps d’en voir de toutes les couleurs comme cadre régional puis fédéral.  J’avais alors 20 ans, j’étudiais le droit à l’Université de Liège, et je n’aurais pas hésité, comme maintenant, à lâcher mon totem sur mon site web : « Tarin sans répit ».

Étant trop jeune pour lancer des pavés en mai 68, c’est en réalité la lecture du journal posé quotidiennement sur la table familiale qui fit naître mon désir de participer activement à la vie de la société. Mais j’eus tout de même mon décembre 1960 : le mariage du roi Baudouin et de la reine Fabiola (la toute première chose que je vis à la télévision). Trois ans plus tard, l’assassinat  du président Kennedy vu dans cette même lucarne était un choc. Tout comme ma confrontation régulière avec certains des « poumons d’acier » que mon père aidait à travers des associations, après avoir lui-même contracté la poliomyélite à 14 ans.

En 1982, j’avais enfin  ma licence en droit dans une poche… et  dans l’autre, cet attrait toujours vif pour la chose publique qui avait motivé mon cursus. Puis aussi le goût des barbecues, des grandes tables entre amis  et du jardinage.
Mais à l’époque, il s’agissait d’abord de passer par le service militaire. Un devoir que je fis sans zèle dans l’armée de terre (Arlon), avant d’être libéré à temps de mes obligations « guerrières » pour avoir le droit de me présenter aux élections communales de 1982. Heureux d’être élu du premier coup car  mon siège de conseiller communal PSC me permettait enfin d’employer à bon escient l’outil politique qui nous manquait si souvent dans le monde associatif.

En 1983, j’intègre le ministère national de l’emploi et du travail comme inspecteur chargé notamment de la promotion de l’emploi. Deux années plus tard, je suis marié à Anne Lange  et le bonheur se prolonge en 1987 quand naît le premier de mes quatre enfants. Un jour magnifique ! … Renouvelé trois fois,  en 1989, 1997 et 1999.

L’année suivante, le PSC entre dans la majorité communale et je deviens chef de groupe au conseil communal. Une responsabilité que je cèderai en 2001 (et que je retrouverai en 2012) pour prêter serment comme parlementaire wallon, après avoir remplacé trois ans William Ancion comme échevin des Finances, de l’Urbanisme et des Cultes à la Ville de Liège.

Un an plus tard, le PSC devient cdH, je fais partie de la commission Emploi, Economie et Budget au Parlement wallon et de la commission Enseignement supérieur à la Communauté française (Parlement Wallonie-Bruxelles). Après le scrutin de 2004, je suis désigné chef de groupe cdH au Parlement wallon. Et je poursuis le travail à la commission de l’Enseignement supérieur de la Communauté française.

Je quitte cette fonction de chef de groupe en 2009, à l’issue des élections où je suis réélu député wallon. Je deviens  président, pour la Belgique, de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF) et président  de la commission de l’Environnement, de l’Aménagement du Territoire et de la Mobilité au Parlement wallon. Aux élections de mai 2014, je me présente à la 1ère suppléance sur la liste cdH à la Chambre. Prêt à relever un nouveau défi: devenir député fédéral en avril 2015. Au sein de l’assemblée fédérale, je suis membre de la commission de l’Économie, de la Politique scientifique, de l’Éducation, des Institutions scientifiques et culturelles nationales, des Classes moyennes et de l’Agriculture. Comme suppléant, j’aurai aussi à m’occuper de la Commission Santé Publique et Affaires sociales.

Le combat politique, c’est des milliers de gens rencontrés et la recherche quotidienne de solutions rapides, efficaces et surtout humaines. Parce-que les bonheurs de la vie sont aussi entourés d’écueils. Mais comme il n’est d’obstacles infranchissables, je suis depuis toujours attiré par les randonnées en montagne,  les grands espaces et tous les horizons.
La politique c’est aussi une dimension collective à porter et à dynamiser, tant en termes d’éducation, d’aménagement du territoire, d’éducation, d’emploi… C’est vivre ensemble.

Ces dernières années, j’ai vu Liège – ma ville de naissance et de cœur, riche de ses différences et de ses visages – sortir d’un bourbier financier, s’ouvrir  et reprendre confiance. J’aime que Liège soit ambitieuse ! Tout n’est pas parfait, mais de nouvelles dynamiques sont lancées. Et l’on peut être terre à terre tout en inscrivant son action dans un vrai futur. Mon action en tant qu’homme politique responsable s’inscrit dans cette ligne.
Derrière les mots, il y a des valeurs.  Les vôtres, les miennes.  Celles que je défends.